chambre 35
Marc Boisseuil
26 mars 2016
marc boisseuil - édition limitée - livre d'artiste - les insolites tanger

chambre 35
Marc Boisseuil
26 mars 2016

Dédicace du livre chambre 35 / Rencontre avec Marc Boisseuil

Samedi 26 mars 2016 à partir de 19h00

Revivre les grands moments de l’histoire de l’art, retrouver les sensations personnelles de l’artiste, donner à contempler, voilà le but que s’est fixé Marc Boisseuil. Féru d’images, de beauté, de tableaux, Marc Boisseuil fige le temps dans une série de collages tous aussi élégants les uns que les autres en rappelant les grands maîtres du passé. Il replace, il marie, il use, il éreinte, il agrandit la portée d’une œuvre, en détourne d’autres. Gloire au papier; le matériau, le support, gloire à la couleur, au tracé, à l’empreinte évanescente d’une épaule dénudée qui côtoie une voilure, un tissu chatoyant, un regard. C’est dans les interstices que se glisse l’ingéniosité de Marc Boisseuil, dans les non-dits non-montrés, dans les fantasmes qu’éveillent ses scènes imaginaires.

marc boisseuil - livret d'artiste - édition limitée - les insolites tanger

Nous avions déjà découvert toutes ses déchirures au printemps dernier. Le temps a passé. Depuis, Marc Boisseuil a investi la chambre 35 de la Villa de France au cœur de Tanger, il a ouvert la fenêtre comme le fit en son temps le peintre Matisse, il a laissé toute sa documentation iconographique agir sur ses émotions et, en impressionniste, a su nourri d’autres images, d’autres évocations. C’est le fil de ces détournements qu’il transmet à ses lecteurs avec la publication d’un livret d’artiste en série limitée, signé et numéroté (/50 ex.), exclusivité de la librairie les insolites, intitulé chambre 35.

EXTRAIT

« Dès mon arrivée à l’hôtel, je dispose sur le sol les précieuses reliques de mon trésor coloré. Je les marie, je casse leur union, je les élimine, je fais semblant de les oublier et j’exhume à nouveau les victimes d’un choix que je croyais définitif. Des jours entiers, je marche sur la pointe des pieds et j’ai peur du moindre souffle d’air qui pourrait mettre en péril l’ordre de cette mosaïque de feuilles volantes. »

marc boisseuil - livret d'artiste - édition limitée - les insolites tanger

Une identité à fleur…
Mohammed Ennaji
12 février 2016
ennani - livre - les insolites tanger

Une identité à fleur…
Mohammed Ennaji
12 février 2016

 

Rencontre à l’Institut français à la médiathèque

Le vendredi 12 février 2016 à partir de 18.30

Ouvert à tous

Avec Mohammed Ennaji pour une discussion autour de son ouvrage

Une identité à fleur de peau, ma page facebook 

mohammed ennaji - dédicace - institut français - les insolites tanger Les aficionados de réseaux sociaux et plus particulièrement de facebook sont certainement au fait des diverses chroniques de Mohammed Ennaji, économiste et historien dont les nombreux ouvrages font référence dans le monde de la pensée internationale. Ce dernier alimente régulièrement sa page facebook de ses pensées, d’aphorismes, de réflexions sur la religion, sur la société marocaine, sur les préoccupations de tout un peuple avec des mots simples, clairs, qui résonnent fort et juste.

Ces chroniques qui se rapportent à la scène marocaine et arabe sont souvent postées à chaud, à cœur de débat et permettent des échanges plus ou moins « raisonnés » – mais toujours enrichissants – avec les divers intervenants. Après quelques années de service « bénévole » au sein de facebook, les éditions La Croisée des Chemins ont eu la savante idée de réunir les thèmes de Mohammed Ennaji en un livre qui retrace une quête qui lui tient à cœur : mettre sur le bas-côté les clichés et les préjugés, abattre les a priori avec une connaissance parfaite de l’histoire du Maroc et de la religion et ouvrir le débat et la conversation. C’est tout un pan de réflexion qui traite d’identité, de l’islam, l’islamisme, de la femme, de l’Occident. Une quête aux voies tortueuses et souvent controversées qui donnent une véritable cohérence à l’ensemble : la quête d’un homme qui veut une absolue liberté d’acte et de pensée.

« EXTRAIT : Amour et raison. J’aime ma culture en dehors de laquelle je ne sais pas respirer. Mais rien, absolument rien ne saurait arrêter ma détermination pour comprendre, mon envie d’échapper aux légendes, aux mythes et à l’instrumentalisation du religieux en vue de légitimer les dominations. Je n’ai plus besoin de ça, même si je me revendique d’une culture riche faisant partie de mon identité profonde que j’assume. Mais alors et, justement pour cela, je ne suis pas prêt à avaler les pilules amères au nom de Dieu et de ses saints. Il n’y a pas de lignes rouges, bien au contraire celles-ci me font poser nombre de questions. Je suis étonné de réactions si abondantes encore dans certains commentaires, qui sont le pur produit de l’ignorance. […] Accumulez sans crainte ! La politique chez nous est une forteresse imprenable. Y accumuler des richesses n’est pas un mal, bien au contraire, le pouvoir ici n’est pas une passion qui se suffit à elle-même, une ambition qui s’assouvit uniquement pas sa propre pratique. On fait de la politique ici pour s’enrichir ou pour protéger sa richesse, car celle-ci reste le nerf du pouvoir qui donne accès à tout et domine tout. C’est ainsi que nos hommes politiques sont intouchables. »

Publications

- Soldats, domestiques et concubines

- Le sujet et le mamelouk

- Le cycle des parfums, etc.

Une intervention de Mohammed Ennaji avec Hamid Berrada sur 2M TV

Le cahier de Zahir
Réda Sadiki
29 janvier 2016
reda sadiki - dédicace - les insolites tanger

Le cahier de Zahir
Réda Sadiki
29 janvier 2016

réda sadiki - dédicace - les insolites tanger 

Dédicace du livre Le Cahier de Zahir, le vendredi 29 janvier 2016 à partir de 19.00

Réda Sadiki est né à Rabat, il pratique la chirurgie à Tétouan. Avec ce premier roman, il dresse le portrait de Zahir, un jeune homme plein d’espoir qui rêve de partir vivre en Italie. Le récit est le relevé littéraire du journal intime qu’écrit Zahir en s’adressant à un hypothétique Luigi. L’écriture est moderne et fraîche. Zahir confie ses rêves et son quotidien peu glorieux dans une langue drôle et parfois crue, celle des hommes qui ont encore bien des choses à vivre et qui souvent déçus quand ils jouent de malchance. Ménageant une fine psychologie de son personnage et une fin totalement inattendue pour son lecteur, Réda Sadiki est un jeune auteur dont on espère vivement qu’il réitérera cette expérience d’écriture. Pour la publication de ce premier texte aux éditions casablancaises Le Fennec, Reda Sadiki viendra rencontrer son public tangérois à la librairie les insolites.

 

EXTRAIT :  » 13 mars. J’ai remarqué une fille depuis quelque temps. Elle s’appelle Ouardia, elle travaille comme femme de ménage chez une famille qui habite en face, précisément dans l’immeuble en bas duquel se trouve le bouquiniste. Quand elle me voit, elle prend des mines et laisse doucement traîner son regard en faisant plein de tortillons dans sa djellaba finement moulante. En retard d’amour comme je le suis et avec toutes mes hormones qui sonnent au portillon, je ne te cache pas que ça a vite fait de me donner des idées. Ce matin même, elle est venue frapper à ma porte. Elle voulait savoir si des fois on ne chercherait pas une employée de maison dans l’immeuble. »

Et ton absence…
Siham Bouhlal
23 janvier 2016
dédicace - siham bouhlal - les insolites tanger

Et ton absence…
Siham Bouhlal
23 janvier 2016

 

Dédicace du roman Et ton absence se fera chair

Rencontre à la médiathèque de l’Institut français avec Siham Bouhlal

Samedi 23 janvier 2016 à partir de 18.30

S’il y a bien un auteur contemporain qui manie le désir et le mot avec ivresse et une beauté inénarrable, c’est Siham Bouhlal. Poète de l’érotique, elle loue la relation absolue, l’attente, l’absence. Dans ce premier roman qui dévoile sa relation avec feu Driss Benzekri, militant pour les droits de l’homme, elle se remémore leur passion, cette vie fusionnelle qui fut la leur avec franchise, sans mots couverts, sans fausseté. Ce roman est une des plus belles parutions de ce début d’année 2016.

Siham Bouhlal, née à Casablanca, vit en France depuis 25 ans, elle se consacre à la traduction de textes médiévaux et à la poésie dans laquelle elle excelle.

Elle a publié chez Al Manar plusieurs recueils de récits & poésie :

* Etreintes, 2010

* Princesse Amazigh, 2010

* Corps lumière, 2008

* La tombe d’épines ou songe d’une nuit berbère, 2007

Extrait : « La mort emporte avec elle toute intimité et refuse le droit à la solitude, à la retraite. On est spolié de tout. L’identité ne se résume plus qu’à cette inscription, qu’on n’a même pas choisie. Une stèle rien que pour soi, qui dit « Enfin raide, mort, fini! » La mort garrotte le rêve, signe la vie d’un bien amer paraphe. »

Interview de Siham Bouhlal pendant le Festival du livre de Marrakech en 2015

Histoires de livres
Sylvie Goussopoulos
19 janvier 2016
dédicace - livre - les insolites tanger

Histoires de livres
Sylvie Goussopoulos
19 janvier 2016

sylvie goussopoulos - dédicace - les insolites tanger

 

 

 

 

Les photos de la dédicace, lectures et chants a capella pour une atmosphère intime & atypique. Merci aux Bastafiore & à Sylvie Goussopoulos

 

Texte d’introduction :

Les amoureux des livres ont ceci en commun qu’ils aiment les recoins, le silence tonitruant, le toucher et le sensuel. Les amoureux des livres vivent ensemble dans une sorte de secte de solitaires où leurs terminaisons nerveuses, ce sont des feuilles, des reliures, du broché. Les amoureux des livres sont de tous les horizons, en ces heures de virtuel déclaré comme une guerre, les derniers des Mohicans, une espèce vive et pourtant déjà en voie de disparition. Les amoureux des livres sont des privilégiés sur cette planète : en tournant une page, ils accèdent au secret avec un grand s. Ils font régner réflexion, patience et sagesse sur une parcelle de terre vouée à la rapidité, au précipité, au digéré. Ils n’ont guère la tâche facile, vétérans d’un savoir qui s’étiole à toute vitesse, concurrencé par l’image, le mouvement, le rapide. Ils ont ceci en commun qu’ils entendent dans leur tête une petite musique qui n’appartient qu’à eux seuls et eux tous. Les amoureux des livres sont des fétichistes, avant d’être des scientifiques : ils accumulent, ils classent, ils forgent leur temple de plaisir avec ces minuscules objets que sont ces quelques feuillets réunis en folio. Peu importe après tout le but de tout cet amour : c’est du vivant « en boîte », c’est de l’humain à tous les bouts. Sylvie Goussopoulos, aime les livres. Elle aime aussi ceux qui aiment les livres. Et en photographe vigilante, elle a traqué cet amour et ces aimants. Nous nous sommes croisées en 2012, sur le stand « les insolites » pendant le Salon du livre de Tanger. Nous avons bavardé, elle nous a demandé la pose, à Hicham mon ancien collaborateur et moi-même. Je l’ai sentie comme un papillon, virevoltante et légère, riche de promesses à accomplir. Sylvie voit Tanger comme le cœur d’une fleur à butiner. Elle y revient souvent. Elle vient présenter ce soir Histoires de livres, son ouvrage sur les amoureux du livre en collaboration avec Michel Pescossy. » by Stéphanie Gaou